Alexis Robache
Psychothérapie à Paris 14

Alexis Robache, psychothérapie à Paris 14

Alexis Robache
Psychothérapie à Paris 14

Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît et reconnaît quelque chose de lui-même, nous disait le philosophe Alain.

Dès lors...

Bibliothérapie et Filmothérapie - Paris 14ème

La bibliothérapie, ou l’art de soigner et éduquer par le livre, ainsi que la filmothérapie, soit la même chose, mais par le prisme d’objets filmiques, si elles ne sont pas (encore) des pratiques convoquées de manière régulière en cabinet – de façon permanente, systématique, s’entend -, n’en restent pas moins de puissants outils aptes à (nous) ouvrir le champ des possibles dans nos existences, que ce soit pour prendre de la distance et/ou de la hauteur par rapport à ce qui nous agite, nous interpelle, penser nos vies, permettre de se libérer et d’exprimer des émotions via le processus cathartique, expérimenter la « beauté » et ainsi développer notre sensibilité, l’intelligence de nos perceptions.

Concrètement, si vous voulez comprendre comment des « œuvres » peuvent éclairer ou faire réfléchir sur des problématiques amenant en cabinet, voici un petit échantillon du type de questionnements/considérations que celles-ci – œuvres, ici, choisies au hasard - peuvent faire émerger :

  • Clint Eastwood et Meryl Streep, dans Sur la route de Madison, n’ont pas ils été l’incarnation de ce qu’était une rencontre, si brève soit-elle, qui nous ébranlerait au plus profond de notre âme ?
  • Quel meilleur concept de celui d’Eternel retour, introduit par Nietzsche dans Le gai savoir, pour savoir si la vie que l’on mène correspond à celle que l’on serait prêt à vivre, et revivre encore, sans rien y changer ?
  • Quoi de mieux, un jour de grisaille, ou quand on ne peut évoluer au milieu d’une nature luxuriante, que de tourner les pages enchanteresses d’un recueil de photos couleurs de Jacques-Henri Lartigue, de se retrouver au beau milieu des coquelicots, prenant un bain de soleil, quelque part communiant au plus près d’un monde sensible, relégué, trop souvent, en arrière-plan de notre quotidien ?
  • A-t-on déjà ressenti avec autant d’acuité, réfléchi si résolument à ce que c’était que « vivre », que confronté(e)s au quotidien des Fisher, dans la série Six feet under, accueillant tous les jours la mort au sein de leur entreprise familiale de pompes funèbres ?
  • Et Pères et fils, de Tourgueniev, n’est-il pas le roman par excellence traduisant la querelle générationnelle ? Le désert des Tartares, celui de l’incapacité à endosser d’autre rôle que celui spectateur de sa vie ? Perec, dans Les choses, ne nous a pas-t-il montré le premier la servitude (volontaire) à laquelle nous nous attacherions avec nos objets de consommation ?
     
  • Princesse Mononoké, hymne panthéiste, déclaration d’amour à la nature, et dessin animé portant déjà en son sein toutes les inquiétudes écologiques contemporaines, lesquelles déboucheront sur le concept d’éco-anxiété que l’on voit se développer aujourd’hui ?
     
  • Avec Francis Bacon, la peinture n’a-t-elle pas figuré au plus près ce qu’était la dissolution du sujet, l’angoisse née de l’ère « liquide » dans laquelle nous évoluons ?
  • Quelle plus belle proposition, et profonde réflexion, sur le temps qui passe, nos vies « exaltées », notre besoin sans cesse d’être connecté(e)s, que celle à laquelle nous invite Raymond Depardon dans Profils paysans, sobre et pudique documentaire dans lequel est évoqué au long cours le destin de modestes exploitants agricoles et de leurs fermes, leur quotidien, leur isolement, leur labeur ?  
  • Jiro Taniguchi, dans la BD Quartier Lointain, en replongeant (suite à un improbable concours de circonstances) son personnage principal presque quinquagénaire l’année de ses 14 ans, quelques mois avant la disparition soudaine de son père, évènement qui le hantera et hantera sa famille, ne pose-t-il pas à tout un chacun la question de savoir ce qui est réellement en notre pouvoir dans la conduite de nos vies, de la responsabilité, réelle ou fantasmée, que l’on veut s’attribuer quant à ce qui nous arrive ?

Jean-Luc Bernaud, dans son Introduction à la psychologie existentielle, a parfaitement synthétisé les apports et la fonction de « support » que peut potentiellement jouer l’œuvre d’un créateur :

« L’art présente une fonction cognitive susceptible d’aider à développer la spiritualité et le rapport à l’existence. En effet, les matériaux artistiques jouent un rôle de médiation qui permet d’exprimer ce qui n’est pas aisément exprimable par des propos spontanés. L’art permet de reformuler une question, d’élargir des points de vue et de les confronter, bref d’étayer la réflexion sur un sujet comme le ferait un professionnel qui accompagne une personne. […] L’art est susceptible de rendre intelligible ce qui est complexe ou insignifiant. L’art permet aussi la décentration de soi afin de prendre conscience des différences tout en conscientisant sa singularité. » 

Ci-dessous, quelques références qui ont compté, ou, eu du sens, dans mes pérégrinations artistiques... Et vous, laquelle choisiriez-vous si l’on devait discuter d’une œuvre qui aurait eu de l’importance dans votre cheminement personnel ?  

 

Clair de femme, Romain Gary

Elephant man, David Lynch 

Haïku, Ueshima Onitsura

Chemin à travers un champ de saules, Vincent Van Gogh

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